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La communication africaine en quête de reconnaissance

Karine- Esther ONANA Communicationafricaine

Le séminaire d'information organisé au campus de Ngoa-Ekellé sous le patronage du Ministre de l'Enseignement Supérieur, Jacques FAME NDONGO, visait la reconnaissance scientifique de la discipline. Autour du thème, « Pour une épistémologie de la communication africaine », le colloque organisé les 5 et 6 mai 2006 à l'Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l'Information et de la Communication (ESSTIC), a rassemblé les grands orateurs de la discipline.

Il était précisément question d'étudier la spécificité de la communication africaine en tant qu'objet scientifique, un domaine qui a ses tenants et ses aboutissants.

En effet, les fondements mathématiques de la communication africaine démontrent que cette discipline obéit aux normes classiques de la communication. Soit, qu'elle nécessite la présence d'un émetteur, récepteur, message, support et code.

Contrairement aux techniques de communication moderne, les moyens de communication traditionnelle s'effectuent à l'aide du tam-tam, du tambour d'appel ou de tous autres moyens traditionnels qui participent à la transmission de l'information entre un émetteur et un récepteur identifié.

Au plan culturel, la valeur de la communication africaine n'est plus à démontrér. Elle préserve les richesses africaines grâce à la reconnaissance de l'univers traditionnel ; crée l'équilibre entre les cultures traditionnelles et les cultures modernes.

Elle s'adresse beaucoup plus aux initiés, qui y trouvent aussi le moyen de communiquer avec le monde invisible. Au Cameroun par exemple, nombreux sont les villages qui se servent encore du tam-tam pour annoncer deuils, mariages, naissances et autres. Nombreux sont aussi ceux qui ont recours au culte des ancêtres, à l'Esani, grâce à la communication africaine.

Malgré les nouvelles technologies, cette forme de communication reste primordiale dans certains secteurs, elle revêt des aspects réels que le Ministère de l'Enseignement Supérieur entend vulgariser.

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