FRERE GABRIEL SAMBA : '' Adapter nos programmes aux attentes des auditeurs''
Interview réalisée par Gildas Mouthé

A l'occasion de la célébration du deuxième anniversaire de Radio VERITAS, le Directeur- Gérant de la fréquence Catholique de Douala, le Père Gabriel SAMBA, est revenu sur la genèse de la radio dont il a la charge ainsi que sur les perspectives et les défis de l'année 2006. Monsieur le Directeur- Gérant, pouvez-vous nous situer sur la manière dont vous avez vécu la genèse de Radio VERITAS ? La genèse de la radio remonte plus loin avant mon arrivée, c'est le Cardinal Christian Tumi qui a eu l'idée de créer la radio. Il a confié le projet à l'Abbé Martin Nag Iked qui a donc constitué le dossier administratif, et moi je suis arrivé quelques années plus tard, au moment où il y avait déjà les équipements sur place, et même un premier essai avait été réalisé en 2000.
En janvier 2001, le Cardinal TUMI a écrit au Ministre de la Communication pour demander l'autorisation de création et d'exploitation de Radio Veritas. Mais, le projet a été arrêté pour plusieurs raisons. Mais c'est en avril 2003 que les choses ont véritablement commencé.
Pouvez - vous nous situer sur la ligne éditoriale de Radio VERITAS ?
La ligne éditoriale de Radio VERITAS est très simple, c'est l'évangélisation intégrale de la personne humaine dans toutes ses aspirations profondes : socio-politique, économique, et socio - culturelles. L'évangile englobe tous les aspects de la personne. C'est le Christ qu'on annonce quand ont dit radio VERITAS. Cette vérité, c'est le Christ lui même.
Quels sont les mécanismes que déploie Radio VERITAS pour assurer la pleine évangélisation des auditeurs ?
Les mécanismes mis sur pied concernent d'abord les programmes, parce que, comme c'est une radio vouée à l'évangélisation, elle est non commerciale. Ce qui fait que 60% de nos programmes sont à caractère religieux. Pour le Cardinal, il est clair qu'à la tête de la radio il y ait un prêtre et même dans l'équipe qu'il y ait beaucoup de prêtres.
En outre, ceux qui interviennent à savoir : les journalistes comme les collaborateurs doivent connaître ce qu'est la doctrine sociale de l'Eglise parce que nous sommes la voix de l'Eglise. Donc c'est comme cela que toute l'équipe doit porter ce message.
Après deux années d'existence, pensez- vous que votre mission d'évangélisation porte déjà des fruit?
Il y a déjà des fruits, mais beaucoup reste encore à faire, parce que le tout n'est pas d'avoir célébré deux ans, mais c'est de pouvoir durer dans le temps. C'est vraiment la pérennité, parce qu'on peut même célébrer 20 ans, 30 ans et puis après arrêter. Là, nous sommes tout à fait au début, et on peut se dire que ça a déjà commencé à porter des fruits, mais on ne doit pas croiser les bras, au contraire, beaucoup reste encore à faire.
Quels sont les défis qui interpellent Radio VERITAS en 2006 ?
La première chose, c'est qu'il nous faut renouveler les équipements, parce que ceux que nous avons trouvés là sont déjà vétustes. Il faut les renouveler pour que nous puissions améliorer la qualité du son, et renforcer aussi l'équipe, et pourquoi pas se mettre tout le temps à l'écoute des auditeurs, revoir nos programmes au fur et à mesure. Donc, il faut adapter les programmes en fonction des attentes des auditeurs, car on ne peut pas faire de la radio en s'enfermant dans un bureau et donner des programmes aux auditeurs qui ne répondent pas à leurs attentes.
Quel vœu pouvez-vous formuler pour l'année 2006 ?
C'est dans le même sillage que le Pape lui même. C'est la vérité et la paix. J'aimerais vraiment que nous puissions travailler à Radio Veritas dans la vérité, et c'est cette vérité qui fera qu'il y ait la paix, car s'il y a des soupçons, s'il y a des préjugés, on ne peut pas travailler, et il n'y aura jamais de paix. Et là où il n'y a pas de paix, il n'y a pas de travail.
Donc il faudrait que pour cette année 2006, nous puissions avoir la vérité d'abord au fond de nous- mêmes, et proclamer cette vérité, car on ne peut pas dire, comme l'indique l'un de nos spots « Nous sommes les soldats de la vérité ». Si effectivement nous ne sommes pas en train de vivre cette vérité, on ne peut pas être soldat de la vérité seulement par la parole.




Commentaires