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Les Quatre Coins Du pays

FOUMBAM: Péril sur l’héritage de Fochivé
Le litige foncier opposant la famille de l’ancien Délégué à la Sûreté nationale feu Jean Fochivé à l’ancien député Damako au sujet de la Compagnie Ouest Cameroun (COC), a récemment connu de nouveaux développements. En effet, environ 30 individus ont lancé une attaque à main armée contre cette société, faisant trois blessés graves parmi les employés. Des témoins ont pu identifier certains assaillants, et la gendarmerie a ouvert une enquête qui permettra de retrouver les agresseurs.

DSCHANG: Route barrée au SIDA
La ville de Dschang dans le département de la Menoua à l’Ouest du Cameroun, veut barrer la route au SIDA. Le gouverneur de la province de l’Ouest, M. Ahmadou Tijani y a présidé le 4 mai dernier, l’ouverture solennelle d’une unité de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA. Une initiative très salutaire lorsqu’on sait que les personnes malades du SIDA sont souvent rejetées même par leurs familles.
A l’heure actuelle, la province de l’Ouest peut se flatter de disposer de six unités de prise en charge des personnes atteintes du SIDA: Malantouen, Mbouda, Foumban et Dschang sont les heureuses bénéficiaires de ce programme que beaucoup de localités attendent de bénéficier.

SANTE/ Le S.O.S des drépanocytaires à l’Etat
La présidente de l’Association pour l’épanouissement des femmes et des jeunes (ASEFEJ) Mme Mbeleck Hortense, vient de lancer un S.O.S aux pouvoirs publics, pour un examen plus minutieux de la situation des malades de la drépanocytose. Cet appel est lancé au regard des facilités que l’Etat accorde aux malades de la tuberculose dont le traitement est actuellement gratuit, et du SIDA dont le coût du traitement est actuellement minimisé.
Mme Mbeleck Hortense demande aux pouvoirs publics d’accorder le même traitement de faveur aux malades de la drépanocytose dont les coûts de traitement sont très élevés, et hors de portée de nombreux malades.
En prenant des exemples qui justifient sa démarche, elle a expliqué qu’un malade souffrant de la drépanocytose, lorsqu’il n’est pas hospitalisé, son traitement coûte 50.000 Fcfa par mois, soit 600.000 Fcfa par an. Par contre, lorsqu’il est hospitalisé, il doit payer 150.000 Fcfa par mois, soit près de 2 millions de Fcfa par an. Dans le cadre de l’application effective de la politique d’amélioration des conditions de vie des populations, les pouvoirs publics doivent faire quelque chose de positif pour ces malades.

Le choléra à Obala
Après Douala et Edéa, le choléra se fait à nouveau signaler à Obala, chef lieu du département de la Lékié dans la province du Centre. La semaine dernière, le bilan non officiel faisait état de dix morts et de nombreux malades. Le ministère de la Santé publique n’a pas confirmé ce chiffre, mais a reconnu la présence de cette maladie dans cette localité. Le choléra se caractérise par des vomissements et une diarrhée abondante. Les médecins recommandent de se laver les mains avant tout repas, et d’observer une bonne hygiène alimentaire et corporelle.

ECONOMIE: Le FMI fait les comptes
Une mission du Fonds Monétaire International conduite par Mme Doris Ross a récemment séjourné au Cameroun pour évaluer les performances économiques nationales. Selon le chef de cette mission, le Cameroun a réalisé des progrès sensibles, malgré certaines insuffisances dans l’exécution du programme économique national.
En ce qui concerne la consommation des crédits PPTE, Mme Doris Rosss a encouragé les autorités camerounaises à délier la bourse dans le but de favoriser les investissements publics.

TOURNEE: Le Président de l’ONEL inspecte
Le président de l’ONEL, M. François Xavier Mbouyom vient de séjourner dans la localité de Mbouda à l’Ouest du Cameroun. Le No 1 de l’ONEL poursuit ainsi sa tournée de supervision et de contrôle des listes électorales dans la province de l’Ouest. Cette tournée est à saluer de vive voix, parce que la refonte des listes électorales a souvent été l’objet de nombreuses querelles entre les partis politiques et le Ministère de l’Administration territoriale lors des consultations populaires.

CREATION: S.O.S pour un inventeur
Michel Mbida, un Camerounais âgé de 57 ans a inventé des hottes modernes en plastique, un balai industriel pour faciliter le nettoyage des routes, une marmite compartimentée permettant de préparer plusieurs repas, un vélo tricycle… Malheureusement, faute de moyens financiers, il ne peut matérialiser ses inventions pour les vulgariser auprès du public, parce que le Fonds National de l’Emploi refuse de lui octroyer une somme de 133.720 Fcfa!
Le motif avancé par les responsables du FNE est que cette structure ne peut donner son appui à une personne âgée de plus de 50 ans, puisque ne faisant pas partie de son public cible. Après avoir écrit sans succès au Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, le chercheur se tourne à présent vers les personnes de bonne volonté, à qui il demande de l’aider à matérialiser ses recherches.
Ces inventions montrent pourtant que le Cameroun n’est pas seulement un pays de consommateurs de technologies occidentales, mais un pays qui compte parmi ses fils, des génies dont les réalisations peuvent faire honneur à notre pays.
Espérons que cet appel ne tombera pas sur une terre infertile, lorsqu’on sait que certains compatriotes engloutissent des sommes faramineuses dans les plaisirs mondains, alors qu’ils sont incapables du moindre geste de solidarité.

ECONOMIE
L'agonie du textile camerounais Selon une étude récemment réalisée par un cabinet de la place, de graves menaces pèsent sur la Cotonnière Industrielle du Cameroun (CICAM). En effet, si rien n'est fait pour lutter efficacement contre la contrebande et la contrefaçon, la CICAM pourrait mettre la clé sous le paillasson à l'instar de la BATA qui avait été contrainte de cesser ses activités dans les mêmes conditions. Aujourd'hui, estime t-on, la CICAM ne contrôlerait plus que 1,5% du marché du textile au Cameroun.
La situation de la CICAM vient montrer à tous que les pouvoirs publics ne protègent pas suffisamment les industries nationales. La lutte contre la contrebande ne se limite qu'aux discours, et non dans des actions concrètes. Ceux qui, le jour condamnent la contrebande avec la dernière énergie, deviennent souvent la nuit, de féroces contrebandiers déterminés à tuer l'économie nationale Les patrons camerounais regroupés au sein du Gicam, ont à maintes fois attiré l'attention du gouvernement sur les effets pervers de la contrebande sur la santé des entreprises.
A chaque fois, des promesses leur ont été données, et comme nous sommes au royaume de l'inertie, rien n'a jamais été fait pour véritablement trouver une réponse conséquente à cet épineux problème. Rappelons qu'à côté de New King, la CICAM est le plus important complexe textile dans la Sous- Région d'Afrique centrale. Son chiffre d'affaires a considérablement baissé à cause des importations frauduleuses de pagnes en provenance du Nigeria et du Bénin.
La Toile d'Avion qui importe légalement et vend aussi le textile de qualité, a également vu son chiffre d'affaires chuter dangereusement. Tous ces tissus entrés frauduleusement sur le marché national sont vendus au vu et au su de tout le monde dans des boutiques relevant du secteur informel.

DOUALA : Bientôt de l'ordre sur l'axe aéroport –Ndogpassi
L'ordre règnera bientôt sur l'axe allant de l'aéroport de Douala au quartier Ndogpassi. Les bouchons chroniques qui perturbent la circulation dans ces lieux, ont poussé le Délégué du Gouvernement de la Commune Urbaine de Douala à prendre des mesures visant à rendre la circulation plus fluide. Edouard Etonde Ekoto a rencontré à ce sujet, les représentants des commerçants qui opèrent sur cet axe, afin qu'ils se préparent à déguerpir.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce lieu, il s'agit d'un véritable capharnaüm où jonchent de part et d'autre des carcasses de véhicules, des étalages de commerce, sans oublier le mauvais stationnement des taximen et des cars de transport. Dans cette pagaille, il faut au moins une heure aux usagers pour s'en extirper.
La décision de libérer cet axe avait été initiée par l'ancien Préfet devenu aujourd'hui gouverneur, Lazare Abate Abate. Avec le concours technique de la C.UD, le déguerpissement des commerçants avait pourtant commencé. Mais, dès que les agents tournaient le dos, les commerçants venaient à nouveau s'installer au bord de la chaussée. Edouard Etonde Ekoto a décidé de ne pas faire les choses à moitié, et ce sera dur pour ceux qui tenteront d'imposer un travail de Sisyphe à la C.U.D.

Faits divers

* Le gouvernement du Zimbabwe reproche à la compagnie aérienne nationale, en difficulté financière, de poursuivre l'exploitation de liaisons non rentables, citant notamment le cas d'un vol de 6.000 km entre Dubai et Harare avec un seul passager à bord.

* En Guinée équatoriale, les journaux sont photocopiés, car il n'existe pas de presse d'imprimerie.

* Les journaux privés en Ouzbékistan ne sont en effet autorisés à ne publier que des annonces publicitaires, des horoscopes et d'autres rubriques à l'exception des articles de presse.

* En Jordanie enfin, la loi oblige à travailler dix années consécutives comme journaliste avant de pouvoir être nommé Rédacteur-en-chef, et les quotidiens doivent disposer d'un capital minimum de 700.000 dollars.

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